Avec Poutine, Macron suit à la lettre les recommandations d’East-Strat-Com

 
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22 mars
18:13

Avec Poutine, Macron suit à la lettre les recommandations d’East-Strat-Com

Révoltant est bien le mot à utiliser en parlant du message adressé le 19 mars dernier par Emmanuel Macron à Vladimir Poutine. L’hôte de l’Elysée a beau avoir les allures d’un petit jeune d’opérette qui passe le plus clair de son temps à flirter avec sa propre image qui lui est renvoyée par le miroir flatteur de son entourage. A force de se croire Napoléon, le petit Macron finit par mimer le grand Corse.

Comment peut-on réagir en voyant toute la sottise qu’exhale le communiqué de presse du président ? Dans sa missive officielle, au lieu de féliciter son homologue russe de l’avoir emporté haut la main face à une opposition gauchiste presqu’invisible, le chef d’Etat français est parti en diatribes à peine couvertes contre la présence russe en Syrie. Il s’est même permis de pousser sa désobligeance jusqu’à recommander à Moscou de « faire toute la lumière » sur l’affaire du gazage de l’ex-barbouze russe, mort en Angleterre. Et le fait même que l’espion venu du froid ne représentait aucun danger pour la Russie parce que retraité depuis belle lurette, n’est pas pris en compte. Idem pour la production des gaz de combat – un domaine dans lequel l’Angleterre excelle. Et bien sûr, on a feint de ne pas s’apercevoir du commentaire de l’intéressé, à savoir Vladimir Poutine lui-même, qui avait bien eu raison de remarquer que s’il s’agissait vraiment d’un gaz de combat la victime n’eût pu s’en aller nulle part (comme ça a été le cas de Scripal) et eût succombé sur place, car l’effet produit par ses armes est immédiat et foudroyant.

Mais personne ne s’intéresse à la vérité. Il importe juste de présenter les choses comme on veut. Un éléphant, ça trompe énormément, comme on dit.

Pourtant dans l’art de combat de type médiatico-manipulateur, ensemble avec Bruxelles, les Américains sont allés encore plus loin. Ils viennent de créer un Comité Stratégique de l’Est puisque tel est son nom officiel en traduction de l’anglais (East StratCom Task Force). Selon les textes disponibles par la Toile, ce comité-là dont les travaux sont supervisés par un poutinophobe de premier rang Marc Galeotti, doit prêter main forte et accorder tout soutien aux peuples des pays et missions de la Communauté Européenne en Azerbaïdjan, Arménie, Bélarus, Géorgie, Moldavie, Ukraine et même en Russie. Et Galeotti n’y va pas de main morte.

Il vient tout juste d’organiser une conférence internationale en Estonie où de nouveau tout le beau-monde anti-russe s’est mis à claironner en promettant une prompte débâcle à Vladimir Poutine (c’était avant la réélection du président russe).

Je ne vous aurais pas fatigué avec tous ces détails, s’il n’y a eu un drôle de message lancé par Galeotti. Selon ce triste sire, l’Occident a affaire à un ennemi mortel qu’il faut terrasser coûte que coûte (il s’agit de Moscou, bien naturellement). Et puisque tous les moyens sont bons, il ne faut pas se gêner. Galeotti s’est dit prêt à user même de la désinformation au cas où ça servirait la cause sacrée !

Vous avez bien lu : si avant on pouvait réfuter un  argument en prouvant qu’il était faux et l’instance officielle devait présenter ses excuses pour calomnie, maintenant ce n’est plus de mise !!! Désormais n’importe quelle bêtise proférée à l’encontre des Russes (jusqu’aux ours jouant de la balalaïka sur la Place Rouge) est acceptée, recommandée et permise.

Autrement dit, les citoyens occidentaux n’ont plus aucun moyen de faire une analyse objective des actualités sur la Russie qui leur seraient servies ! Comment faire puisque les médias – Galeotti et EastStratCom aidant – se croient autorisés à divulguer n’importe quelle sornette au nom du combat mené contre le Grand Mal ?!

Une telle méthode est parfaitement en parallèle avec l’idéologie hitlérienne où il n’y avait rien à prouver et où n’importe quelle ânerie devenait vérité après 24 heures de diffusion sans interruption (méthode Joseph Goebbels).

Comme disait Colbert sous Louis XIV, la mer n’en deviendrait pas plus salée, mais les Occidentaux ont franchi le cap d’une irresponsabilité médiatique totale. Ils n’acceptent même plus aucune critique de leurs agissements. Sans doute, une telle approche permettrait-elle à mieux enrégimenter les ouailles les rendant plus réceptives à l’égard des messages lancés du sommet de la tour... Malheureusement, l’Europe n’est même plus à plaindre, car il n’en reste que des ruines idéologiques et culturelles, vides de sens mais gardant provisoirement la forme fragile d’une civilisation qui n’est plus. 

Alexandre Artamonov

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