Censure : le porte-parole du gouvernement confirme ce qui rappelle les lois de Goebbels sur la presse,

 
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8 janvier
00:53

Censure : le porte-parole du gouvernement confirme ce qui rappelle les lois de Goebbels sur la presse,

Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement a confirmé au micron de Bourdin ce 4 janvier l'introduction de lois qui rappellent celles de Goebbels en 1933 sur la presse en ciblant ouvertement les média russes ! Durant le Troisième Reich les média russes – média soviétiques- étaient aussi la cible du gouvernement nazi de l'époque. L'Elysée définit maintenant le métier de journaliste de manière précise dans un cadre... légal alors que ce métier n'est pas la propriété d'un groupe (politique, juridique, financier, religieux, sectaire... ou commercial d'une école de journalisme) n'étant pas une marque déposée par un copyright ce qui fait la jolie liberté de la presse. Les journalistes, en cette époque d'ubérisation de ce métier, déclassifiés par le gouvernement, qui font pourtant leur métier mais qui apportent des faits contre la politique officielle n'auront pas d'accréditation de presse et le droit, donc, de mener des recherches. Seuls les journalistes et les média officiels, ceux de la Lügenpresse (presse qui produit des mensonges)- comme ils sont nommés en Allemagne par l'opposition proche de l'AfD- vont obtenir le droit de passer de nombreuses portes et d'avoir certains dossiers.  Inutile de dire que les journalistes ne rentrant pas dans les critères de l'Elysée n'auront pas le droit de poser des questions afin de vérifier leurs sources ou n'obtiendront simplement pas de réponses à leurs questions !

La stratégie de censure par l'emploi d'un mot sans définition. « Nous allons lutter contre les fausses informations. C'est une exigence pour un débat démocratique serein », a écrit Benjamin Griveaux sur son compte Twitter. «Pour avoir un débat démocratique serein, sincère, il y a évidemment les journalistes, mais il y a besoin de pouvoir avoir des informations propres, sourcées, fiables». Et qui va donner les sources aux journalistes ? Le service presse de l'Elysée comme le service de presse des armées ? Les informations propres, sourcées, fiables, écrites par le service presse du gouvernement ? Macron avait déclaré dans sa conférence de presse sur l'introduction d'une loi sur la presse que les journalistes n'avaient pas à savoir de quelle manière il écrit ses textes. « De quelle manière » veut pourtant dire avec qui et sous quelles influences ! Les journalistes interdits de regarder dans la sphère non officielle du président d'un Etat, c'est interdire le travail d'investigation journalistique et obliger les rédactions avec leurs journalistes servils à copier les dossiers de presse du service presse de l'Elysée comme cela est le cas avec la chancellerie à Berlin dont les dossiers de presse sont écrits par Bertelsmann. Le nouveau mot employé « les fausses informations (les fake-news) » permet de censurer des contenus alors que ce même nouveau mot n'a pas une définition précise et que le contrôle des fake-news est réalisé par des entreprises privées après délations de n'importe qui. Nous ne savons pas qui est derrière ce « n'importe qui » ce qui est une chose très pratique pour un Etat qui veut censurer.   Encore une fois le gouvernement français, montrant son manque d'autonomie, applique des lois lancées avant par Berlin.

La confirmation de Benjamin Griveaux chez Bourdin

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Les média russes clairement visés. «[mettre un terme à ces fake news] peut passer par les hébergeurs, par les diffuseurs, par ceux qui sont les producteurs de ces informations fausses. Et puis nous avons aussi [...] des médias qui sont des médias de propagande et non pas de journalisme, je pense à des médias qui sont détenus par des gouvernements étrangers», a précisé Benjamin Griveaux. «Vous parlez des Russes», a alors lancé Jean-Jacques Bourdin. «Oui», a confirmé Benjamin Griveaux. 

Benjamin Griveaux confirme la position de Macron et confirme  ce qui rappelle les lois de Goebbels sur la presse en ciblant directement des média non français- les média russes qualifiés d'agents- et en usant des mots précis ne laissant pas de doutes sur la volonté de nettoyer le paysage médiatique et celui de la pensée libre, « il y a besoin de pouvoir avoir des informations propres, sourcées, fiables », des choix de mots qui nous renvoient à la notion de pureté « d'une seule maturité nationale et de moeurs  comme dans la déclaration de Goebbels sur la presse en 1933  :  « Tout le monde n'a pas le droit d'écrire ! Seule une maturité nationale et de mœurs peut permettre d'obtenir le droit d'écrire. Ce droit est lié aux devoirs envers l'Etat. » 

Olivier Renault

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