« La Croix Rouge française ne s'occupe que des sans-papiers, des gens qui n'ont pas la nationalité française, des gens dans l'obligation de quitter le territoire »

 
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3 décembre
19:55

« La Croix Rouge française ne s'occupe que des sans-papiers, des gens qui n'ont pas la nationalité française, des gens dans l'obligation de quitter le territoire »

L'hiver vient de tomber sur la France. Des Français de souche vivent dehors et dans le froid et sous la neige mais la Croix Rouge française... ne s'occupe (aux SDF français, elle donne une soupe et une couverture et encore...)  que  des migrants et des sans-papiers et des personnes obligés de quitter le territoire français (les CQFT) ! C'est ce que dit à haute voix et sans ambages la Croix Rouge française au téléphone quand je lui demande de l'aide, après avoir été contacté par des riverains, pour aider une Française de souche qui vit sous une toile en plastique dans un bois (Le Ouest-France n'a pas réagit aux appels des riverains. Il fallait que cela soit notre agence basée loin de la Bretagne, dans le Donetsk en guerre et bombardé par les Ukrainiens, qui s'occupe de ce dossier national!). Les Français, eux, de souche, dont les ancêtres ont construit et donné leur sang pour la France, peuvent littéralement crever dehors ! C'est un scandale immense !

L'histoire se passe à Rennes, la capitale bretonne. Il y une femme française de souche, Sylvie* (elle n'a pas souhaité publier son vrai nom), entre 45 et 50 ans, qui vit dans un bois de Rennes sous une toile en plastique depuis 1 an ! Sylvie fait tout pour rester digne, propre. « Je suis bien organisée, je fais du sport pour tenir », dit-elle en nous regardant de ses yeux bleus gris. Sa peau blanche laiteuse est rose et rouge à certains endroits à cause du froid. L'assistante sociale, qui lui a donné un rendez-vous en septembre dernier pour le 13 décembre sait où elle est et dans quelle condition Sylvie vit. Les pompiers s'en moquent aussi « amenez là vous même à l'hôpital » répond cash le pompier au téléphone... Joindre le 115 est pratiquement impossible. Tout est saturé au 115 sur Rennes (à cause des migrants). Des riverains ont rencontré Sylvie et téléphoné au 115, aux pompiers, tenté d'avoir son assistante sociale (refusé pour secret du dossier) pour finalement contacter la Croix Rouge de Rennes qui va tout de suite, sans honte, demander si Sylvie est... de nationalité française et dire, vous êtes bien assis ?,  « on ne s'occupe que des migrants, des sans-papiers et des personnes en situation d'expulsion ».

Depuis un an dans le bois. Sylvie vit depuis 1 an dans un petit bois près de Rennes pas loin, en fait, du centre de la capitale bretonne qui, d'ailleurs, ressemble de plus en plus à une capitale africaine... avec tous les migrants qui parlent dans leurs langues d'Afrique. Le Breton ne s'entend pas ici... et les visages celtiques disparaissent. (Puisque la Croix Rouge française se permet de faire une disctinction éthnique des populations vivant dans la misère, on peut ici signaler la différence entre le peuple breton et les migrants). Sylvie, qui vient d'ailleurs de Picardie, -elle est venue à l'âge de 15 ans à Rennes avec ses parents-,  n'a pas de tente mais elle est installée sous une bache en plastique bleue suspendue entre des arbres. Sylvie dort sur une toile cirée placée sur le sol et dans une petite couette blanche et très propre posée sur la nappe en plastique. Sylvie porte des vêtements propres et dort avec de grosses chaussettes, un bonnet, des gants. Toutes ses affaires, mises sous l'abris de fortune, sont propres et bien rangées dans des sachets en plastique dur pour les protéger de la pluie. Sylvie maintient aussi son hygiène et son apparence physique de femme. Sylvie ne boit pas d'alcool et ne fume pas, elle maintient son état physique en faisant du sport. Tout est bien en ordre et surtout propre sur et à côté du campement de fortune de Sylvie. « A cause du froid mon visage est gonflée », dit-elle. C'est froid maintenant en Bretagne. La neige est arrivée. Les mains de Sylvie sont rougies et bleuies par le froid. Sylvie, craignant de mourir, refuse de boire un thé chaud et dit « je ne peux pas boire ça va me faire un choc thermique ». Des riverains ont vu la détresse de la femme et ont téléphoné au 115 mais c'est toujours complet pour Sylvie la Française de souche. Les appels des riverains sont restés lettre morte auprès des services sociaux de Rennes. Les journalistes de Novorossia Today ont téléphoné à la Croix Rouge française pour demander de l'aide pensant que cette institution française, se disant humanitaire, aidait automatiquement les citoyens français...

L'enregistrement de la conversation téléphonique avec la Croix Rouge française de Rennes :

A Rennes deux organisations de SDF sont pour les étrangers SDF et une seule pour les Français SDF ! Comme au 115, il n'y a pas de place, nous téléphonons à la Croix Rouge de Rennes pour signaler Sylvie qui vit depuis un an dans un bois de la commune. Au lieu d'entendre une personne de la Croix Rouge qui va écouter pour aider Sylvie, la personne de la Croix Rouge questionne sur un ton très sûr et hautain, « la personne, elle est française ? ». Nous sommes étonnés, choqués mais continuons la conversation. La personne de la Croix Rouge explique, « d'abord, moi, ce que je voudrais savoir, c'est si cette personne est de nationalité française ». On s'étonne. La Croix Rouge fait, donc, ouvertement du racisme anti-Français ? « Il faut savoir qu'à la Croix Rouge de Rennes on ne s'occupe que des sans-papiers, des gens qui n'ont pas la nationalité française, des gens dans l'obligation de quitter le territoire français, pour les personnes de nationalité française et les personnes demandeuses d'asile, ce sont d'autres organismes qui s'en occupent », dit la personne de la Croix Rouge française au téléphone...  Faisant remarquer que nous trouvons bizarre que la Croix Rouge française ne s'occupe que des personnes étrangères et pas des Français, l'interlocuteur de la Croix Rouge se met en colère et refuse de discuter sur cet aspect, « écoutez je n'ai pas du tout envie de rentrer dans ce genre de débat avec vous ».

La Croix Rouge Française ne s'occupe pas des Français. On apprend que les Français doivent contacter le CAO pour la domiciliation et le CCAS qui oriente le demandeur. La Croix Rouge Française s'occupe que des sans-papiers et des étrangers, COALLIA des demandeurs d'asile et le CAO des Français et des gens avec des cartes de séjour. Bref, deux organismes pour SDF à Rennes sont pour les étrangers et un seul pour les Français et les étrangers munis d'une carte de séjour !

L'homme de la Croix Rouge Française parle des pauvres sans-papiers et des migrants mineurs à Rennes. Mais en se promenant dans Rennes on ne voit pas dans la rue dans l'état de SDF ces populations étrangères. On croise effectivement de nombreux mingrants mineurs dans Rennes qui sont bien habillés avec des smartphones et ne dormant pas dans la forêt ou dans la rue. Les élus écolos et socialistes et les organisations pro-migrants comme Droit au Logement, la Cimade avec le soutient du Conseil départemental d'Îlle et Vilaine soutiennent et aident les sans-papiers... avant les Français. Des actions sont organisées par ces élus et associations pour que les sans-papiers ne dorment pas dans les mêmes conditions que Sylvie, la Française de souche. En 2015, par exemple, des migrants ont été installés par l'organisation Droit au Logement dans des tentes et même dans de grandes tentes de bonne qualité dans le parc de Gayeulles de Rennes sur un terrain de foot. L'élu écolo, qui est dans Droit au Logement, venait voir régulièrement les migrants pour les soutenir moralement et stratégiquement pour obtenir un logement et la citoyenneté française. Pour Sylvie, la Française de souche, les écolos, les socialistes et ni le FN ne sont présents. Ces migrants installés dans le parc de Gayeulle, par exemple, ont été nourris, aidés, logés sous des tentes et aussi à l'hôtel mais pas Sylvie. Contrairement à Sylvie ces sans-papiers n'ont pas dormi dans les tentes durant l'hiver. Nous assistons, donc, ouvertement à du racisme anti-Français et à la totale préférence étrangère.

« Partout en France, les actions de la Croix-Rouge en faveur des publics migrants sont conduites par notre réseau de bénévoles ainsi que nos établissements ». L'interlocuteur de la Croix Rouge de Rennes n'a pas tout dit et a même menti car il n'a pas voulu dire, sentant que nous étions révoltés, que la Croix Rouge trouve des hébergements pour les sans-papiers et les non Français, ni même dit qu'ils donnent de l'argent... aux étrangers. Sur le site nationale de la Croix Rouge française on peut, en effet, lire que la Croix Rouge domicilie mais s'occupe aussi de l'hébergement des sans-papiers, des étrangers, des demandeurs d'asile et donne des allocations, donne de la nourriture, des vêtements ect... . « La Croix Rouge française garantit les droits et besoins fondamentaux des personnes migrantes ». Effectivement, la Croix Rouge française s'occupe que de l'hébergement des sans-papiers et des migrants.  La liste des aides de la Croix Rouge française pour les non Français : centres d’hébergement d’urgence pour demandeurs d’asile (HUDA), centre provisoire d’hébergement pour les réfugiés, plateformes d’accueil des demandeurs d’asile, centres d’accueil pour demandeurs d’asile, une permanence d’assistance 24h / 24 auprès des étrangers maintenus , une permanence d’accueil pour les étrangers sortant de la zone d’attente pour assurer accueil, écoute et assistance humanitaire ainsi qu’une orientation sociale, administrative et juridique. On apprend aussi que la Croix Rouge a un programme spécial d'aide d'urgence aux réfugiés. La Croix Rouge française donne de l'argent et trouve des hébergements aux réfugiés « Face à cette situation dramatique, la Croix-Rouge française réaffirme sa mission humanitaire et se mobilise. Notre association propose ainsi un accueil, un accompagnement et une orientation, des aides matérielles (alimentaire, vestimentaire, financière…), des cours de français, des aides à la domiciliation ou vers une solution d’hébergement, etc. Il existe également un dispositif spécifique d’accompagnement des mineurs isolés étrangers ».

Sylvie, à la peau blanche laiteuse, aux yeux bleus gris, aux cheveux blonds, de nationalité française de souche peut, donc, crever dans le bois et dans le froid. Sylvie n'a pas la chance d'être une sans-papier, ni d'être une réfugiée. Des riverains ont téléphoné au 115 par une nuit de grand froid. Le 115 a répondu vers minuit. « On n'a pas de place ici » « je vais demander à la maraude de passer ». La maraude, voiture de la Croix Rouge avec des bénévoles portant l'uniforme Croix Rouge n'iront pas, honteusement, rencontrer Sylvie dans le bois car « il fait très noir ici », « on ne connaît pas l'endroit » alors qu'ils ont été informés de la rue où se trouve Sylvie. Finalement, la maraude de la Croix Rouge française va trouver le moyen de prendre une route bloquée et connue de tous à Rennes et refuser de faire un demi tour pour aller voir Sylvie ! Le gars de la Croix Rouge va demander à celui qui a appelé le 115 d'aller chercher la couverture et une tasse de soupe dans la voiture de la Croix Rouge bloquée devant une impasse... parce que le chauffeur ne voulait pas prendre la bonne route et faire demi-tour. Mais, en réalité, la Croix Rouge française ne voulait pas voir Sylvie ni la prendre dans son fourgon pour l'amener dans un hébergement d'urgence réservé pour les sans-papiers... car la Croix Rouge française ne s'occupe que des étrangers ! Le Français de souche doit rester dehors, lui !

Olivier Renault

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