L’Europe moribonde. Vers le triomphe de la race seigneuriale sur les médiocres ?

 
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23 décembre
20:27

L’Europe moribonde. Vers le triomphe de la race seigneuriale sur les médiocres ?

L’Europe des nations se meurt. La race des seigneurs, celle-là même qui nous imposa le déni des races en tant que réalité anthropologique, se penche sur son grabat recouvert de traités et de pactes onusiens. Les deux derniers, le Pacte de l’ONU sur l’immigration, signé le 10 décembre à Marrakech, et le Pacte Mondial sur les réfugiés signé le 17 décembre à Genève, dans l’opacité la plus totale, ne font qu’accélérer la réalisation d’un programme vieux de bientôt cent ans et qui n’est autre que le fameux plan paneuropéen du comte Coudenhove-Kalerg.

Parmi mes contacts russes, beaucoup s’interrogent sur les raisons hors-norme qui poussent les gouvernements européens à accueillir de plus en plus de « migrants » alors que, pour ne citer que l’exemple français, la dette d’Etat frôle les 100% du PIB, le chômage concerne un jeune sur quatre et que, la réalité crevant la rétine, une partie non négligeable des allogènes pionniers des politiques « assimilationnistes » ont tourné le dos à l’acculturation républicaine qui leur avait été proposée. Si bien qu’aujourd’hui, les fichés S poussent comme des champignons au lendemain d’une nuit d’orage, que les banlieues sont infréquentables et que, dans un grand nombre de lycées, les professeurs se justifient presque d’enseigner l’Histoire de France. Pourtant, depuis leur Olympe oligarchique, des sommités que l’on dit « déconnectées du peuple » clament haut et fort les « bienfaits » culturels et économiques des flux migratoires. Le Sénat refuse l’expulsion des fichés S tandis que Nicole Belloubet nous promet d’assurer le suivi (psychiatrique ?) de 450 djihadistes (les fameux « déséquilibrés» ) qui sortiront de prison d’ici la fin de l’année 2019. Parmi les réfugiés, on ne voit presque que de jeunes hommes (ce sont manifestement, en conformité avec le gender theory, les femmes et les enfants qui combattent les islamistes à leur place). Le fait que la majorité des Français durcissent leur regard sur les politiques migratoires imposées par LREM et l’Europe n’intéresse personne : l’exécutif exclut tout débat national sur l’immigration. Le fait que 5,7 millions de personnes inexistantes en France profitent de la sécu et que n’importe quel « réfugié » fraîchement débarqué sur le territoire national touche jusqu’à 718 euros par mois (soit plus que beaucoup de retraités) ne choque que très peu de médias. Pourtant, nous sommes en présence d’une anomalie abyssale qui ne s’expliquerait que de deux façons : la démence généralisée des élites au pouvoir ; un programme de nuisance mis en place pour diluer les nations.

La première hypothèse est absurde. La deuxième se vérifie aisément. Un certain comte, portant le nom romantique de Richard Coudenhove-Kalergi, était enclin aux projections fantasques ; à mi- chemin entre l’anti-utopie philosophique et la science-fiction, ses deux grandes contributions à la littérature européenne, Paneuropa (1921) et le Praktisher Idealismus (1923), ont tellement conquis les grands esprits politiques de l’après-guerre qu’ils ont gravé son nom dans le marbre du palais de l’Europe à Strasbourg et ont institué un prix éponyme dont sont notamment titulaires Merkel et Juncker. Rédigé en allemand, Praktisher Idealismus est intégralement trouvable en français sur le site archive.org. Le style a le mérite d’être clair, le propos fluide, les thèses, bien que déclinées comme des vérités apodictiques et donc peu argumentées, ont l’allure d’une feuille de route ou d’une prophétie. Mais l’auteur n’était pas prophète. Il était idéologue. Jean Monnet et Robert Shumann, communément désignés comme étant les pères fondateurs de l’UE, étaient des agents aux ordres de la CIA. Leur rôle se révèle plutôt technique. Quant à Walter Hallstein, aux services du Reich, il ne fit que recycler la forme tout en tentant de modifier l’idée dans les intérêts allemands puis, après la guerre, s’occupa de la réalisation technique du projet européiste, cette fois au service des USA. Or, ces quatre dernières décennies, le plan Kalergi plane sur l’Europe de telle sorte que seuls les aveugles endoctrinés ou les simples d’esprit n’entendent pas sonner le glas des nations. Nous entrons en phase terminale que seule une autre anomalie,  le réveil inespéré des peuples, pourra déprogrammer. Dans les faits, que prône le comte ? Voici la quintessence de ses écrits et quelques citations qui les confortent extraites de sont traité, le Praktisher Idealismus.

  • L’avènement d’une « race négroïdo-eurasienne » soumise à une minorité définie comme la « race noble » de demain. « L’humain du lointain sera un métis ». M. Coudenhove-Kalergi est raciste. Son imaginaire prescient lui souffle que l’homo métissus du nouvel ordre mondial sera lâche, insipide, traître et surtout borné. Il aimera consommer et il faudra l’y encourager. En revanche, la « race noble » serait aussi belle que brillante, aussi morale que dévouée à la grandeur de ses convictions. Dès lors, la démocratie perdra de son sens. Elle n’est, dit-il, qu’ « un pitoyable interlude ».
  • La race inférieure ne devrait pas se reproduire ou en tout cas, sa descendance devrait tendre à la contingence. Pour ce faire, il convient de prôner l’ « amour libre » et toute autre forme de relations physiques pourvu que celles-ci concourent au simple plaisir. La race des élus n’est pas concernée : « Les personnes de valeur moindre devront se satisfaire de personnes de valeur moindre. Ainsi le mode d’existence des personnes de valeur moindre et médiocre sera l’amour libre, celle des élus : le mariage libre ».
  • Les notions de démocratie et d’harmonie sont antithétiques. Le paysage politique en présence est chaotique parce que la plèbe s’exprime encore mais cette aberration finira par être dépassée.
  • Les Etats-Unis d’Europe (USE) se conçoivent comme une émanation des Etats-Unis d’Amérique. Ils leur seraient ce que l’alter ego est à l’ego. Par USE l’on sous-entend un vaste espace géocivilisationnel s’étendant de la Laponie à l’Angola. La Russie n’en fera pas partie intégrante puisque, à l’époque où Kalergi se livraient à ses exercices de projection, le régime communiste en place n’avait rien de « démocratique » et que seuls les Etats précaires, militairement faibles ou attachés à l’idéal démocratique étaient visés. On voit  aujourd’hui, vingt-sept ans après la chute de l’URSS, que le non-alignement traditionnel de la Russie exclut son imbrication aux éléments étatiques européens. 
  • La race négroïde d’importation, forcément mal traitée dès l’instant où on l’implantera sur le sol européen, devra être protégée en tant que minorité vulnérable et sujette au rejet. Pour y remédier, on procèdera à la « séparation de l’Etat et de la nation ». Citoyenneté et acculturation ne seront plus corollaires : « La future distinction entre Nation et Etat aura, au point de vue de la culture, la même importance que la séparation de l’Eglise et de l’Etat ». On assistera alors au nivellement des cultures, puis à leur dissolution totale dans un bouillon glauque qui aura d’abord agglutiné des débris de spiritualité (christianisme châtré et islam dénaturé de type globaliste comme on le constate aujourd’hui) avant de les absorber définitivement.

L’Ode à la joie qui célébra l’inauguration de Macron avait elle-même était proposée, en 1929, en tant qu’hymne de la Paneuropea par Coudenhove-Kalergi. Ce choix n’a rien d’alétoire. Il marque un achèvement, annonce la fin d’un cycle avoisinant, à trois années près, le centenaire du projet. Avec la signature opaque du pacte de Marrakech, puis celui sur les réfugiés, avec, rétrospectivement, le projet Raffarin de 2015 concernant le greffage d’allogènes subsahariens dans les campagnes de France pour pallier à leur dépérissement, les 115 milliards d’euros débloqués par la France pour des gens qui ne pèsent même pas 8% dans le PIB du pays, les 78 milliards d’euros débloqués par l’Allemagne d’ici 2022 pour soi-disant faire plaisir au patronnat et contrer l’irréversible vieillissement de la population, au train vertigineux où vont les joyeusetés, connaissant pertinemment la feuille de route léguée par le gourou de l’UE – grâce à internet, la conspirologie et la propagande n’ont plus guère de sens – les partis et les mouvances souverainistes doivent surmonter leurs querelles de clocher et rejoindre les vrais gilets jaunes. Ceux-là même qui, éminemment nombreux, se sont rangés à Toulon derrière la banderole « Nous sommes le peuple de France ». Le chemin sera long. Mais pour prouver sa viabilité et démentir les thèses du joyeux comte Kalergi, les pays d’Europe auront à traverser ce que traversent, à l’heure actuelle, les peuples du Donbass.  

Françoise Compoint

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