L'ouverture du Mondial relance le goût de l'Ukraine pour la provocation

 
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14 juin
22:55

L'ouverture du Mondial relance le goût de l'Ukraine pour la provocation

Aujourd'hui s'ouvre la Coupe du Monde, mais je ne parlerai pas de foot. Car nous apprenons dans le même temps que l'Ukraine concentre des forces militaires aux frontières de la Russie. Une coïncidence certainement.

Cela fait un certain temps que les bruits courent sur une tentative de l'Ukraine d'utiliser le Mondial pour relancer les hostilités dans le Donbass. La question avait même été posée lors de la Ligne directe avec le Président russe Poutine par l'écrivain Prilépine, engagé au Donbass et officiant en qualité de conseiller du dirigeant de DNR, Zakharchenko. La réponse de V. Poutine fut sans appel: en cas d'attaque du Donbass, la réponse sera suffisamment forte pour mettre en jeu l'état ukrainien lui-même.

Dans la prolongation de ce jeu de provocations, l'Ukraine fait monter les enchères et l'on apprend par la Douma russe que des forces militaires ukrainiennes ont été approchées de frontières avec la Russie, dans la région de la Mer d'Azov. Si l'on ajoute à cela un groupe d'aviation d'assaut installé récemment non loin de la Crimée, le Parlement prévient que ces mesures vont obliger la Russie à renforcer sa sécurité. 

L'Ukraine cherche évidemment à radicaliser la situation pendant le Mondial, faisant ainsi le jeu de l'Occident. Le jeu de ses sponsors. Même si ce conflit contrevient aux intérêts ukrainiens. Je ne parle même pas des intérêts économiques, sociaux ou culturels, qui sont historiques. Parlons simplement de l'existence de l'Etat en tant que tel. 

Comme cela a été déclaré, toute attaque contre un bâtiment russe en Mer d'Azov, quelle que soit sa nature, sera considérée comme un acte de guerre et entraînera une réponse immédiate et parallèle

Or, comme vient de le rappeler Rasmussen, l'ancien secrétaire général de l'OTAN: un conflit direct entre l'Ukraine et la Russie n'est pas souhaitable. Non pas parce que, en soi, ce type de conflit serait une tragédie humaine. Ces considérations humanistes n'intéressent pas nos amis défenseurs des "valeurs démocratiques". Non, simplement dans un véritable conflit entre l'Ukraine et la Russie, selon les paroles de Rasmussen, il ne faudrait que quelques jours à l'armée russe pour arriver à Kiev ...

L'Ukraine fait donc monter les enchères, cherche à pousser la Russie à la faute. Sans même réfléchir aux conséquences. Il semblerait que ses dirigeants, suivant largement en cela la mode européenne, n'aient pas pour priorité la défense des intérêts nationaux, mais n'aient été mis en place pour servir des intérêts qui non seulement les dépassent, mais les desservent. 

Karine Bechet-Golovko

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