Sensation : le président russe sur l'échiquier européen de Vienne à Berlin

 
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18 août
21:16

Sensation : le président russe sur l'échiquier européen de Vienne à Berlin

C'est un accueil chaleureux et rempli d'enthousiasme en Autriche et en Allemagne pour le président russe qui présente d'une manière douce sa stratégie parfaite de gérer les crises en se déplaçant sur l'Autriche et en Allemagne le même jour. Visant sur le long terme, Poutine a gardé sa patience de joueur d'échecs alors que l'OTAN encercle son pays, soutient le régime Porochenko, menace la Crimée, le Donbass en tuant des populations russes. L'écrivain Heiner Müller, chef du Berliner Ensemble, me dit lors d'un entretien « la Wehrmacht n'a pas pu gagner la guerre en Russie car elle était confrontée à un autre espace temps ». Cela est toujours valable aujourd'hui. La Russie est une autre dimension spatiale et mentale. L'Autriche, qui vient de basculer dans le camp patriotique et ''völkisch'', fait sombrer avec le soutien de Moscou et l'intérêt de Berlin, l'Union Européenne. De toutes les façons le Parlement européen est allemand depuis longtemps avec son allié israélien. La visite du président russe en Autriche, surtout pour le mariage de la ministre des Affaires étrangères, et à Berlin le même jour, montre une nouvelle donne très forte sur l'échiquier politique. ''C'est une heure fantastique'' dit un Autrichien en direct sur OE24 TV, chaîne nationaliste autrichienne. Nous assistons à un jour historique. En tout cas Macron n'est pas de la fête... et cela signe le retour salutaire des patriotes européens sur la scène politique en Europe contre la folie globaliste du multiculturalisme et de la propagande antirusse.

Autriche 

Le FPÖ, parti nationaliste, anti-islam, pro-israélien (du moins pour le moment), est au pouvoir depuis décembre 2017 avec des figures proches des identitaires (Pegida, Burschenschaften ceux qui se battent au sabre et cultivent la tradition germanique) à la suite des élections législatives d'octobre 2017.  L'Autriche nationaliste a refusé les sanctions contre la Russie. Le nouveau chancelier, Kurz, ÖVP, a expliqué ouvertement sa volonté de garder des liens étroits avec Moscou durant cette guerre menée contre la Russie alors que Berlin faisait le jeu de Washington et de l'OTAN en jouant comme à son habitude sur deux ou trois tableaux à la fois: Etats-Unis, Russie, Israël.  Car Berlin construit savamment sa nouvelle zone politique en Europe en utilisant l'OTAN et en travaillant avec Vienne. L'AfD avait déjà signifié sa volonté de fonder une nouvelle zone commerciale et politique en larguant les pays du Sud (Espagne, Portugal, Italie, Grèce) dont la France considéré comme étant un pays africain. Berlin se fait l'allié des Etats-Unis pendant que Vienne ouvre la porte à Moscou. Diplomatie oblige. Berlin a obtenu de l'OTAN une base et un commandement militaire dans les pays baltes en Lituanie à côté de l'enclave russe de Kaliningrad et continue d'augmenter l'envoi des soldats de la Bundeswehr pour des entraînements militaires en Norvège pour octobre 2018 (opération Trident Juncture du 25 octobre au 7 novembre 2018 avec plus de 40 000 soldats de l'OTAN. Berlin envoie 8000 soldats, 100 chars de combat, les mêmes chars vendus à la Turquie)  et septembre 2018 en Ukraine (opération Rapid Trident) . Berlin et Vienne sont le dieu Janus, le dieu à deux visages.

L'Axe Berlin-Vienne

Berlin et Vienne sont de facto un axe dans cette Europe centrale et ne vont pas laisser tomber le morceau de leur nouveau pouvoir politique qui monte en puissance et qui vient d'obtenir le soutien public de la Russie. Au Bundestag, l'AfD, parti nationaliste aussi pro-israélien pour le moment, se trouve depuis le mois de septembre 2017. Berlin reforme ses ambitions militaires et politique en Europe centrale et travaille une alliance avec la Russie. L'Allemagne a besoin du gaz russe et des ressources premières de ce pays et d'amadouer l'ours russe. Merkel va parler de Nord Stream 2 aussi et de l'avenir du Donbass. L'Allemagne a peur de la Russie et l'admire à la fois. La Russie veut briser les sanctions et préserver la paix. Ce fut dès le départ son intention en montrant une grande patience. L'Autriche reforme son empire avec la Hongrie car l'Ukraine possède des territoires de l'ancien empire austro-hongrois. Ce n'est pas un hasard si la mouvance nationaliste en Ukraine a été réactivée aussi avec un leader pro-israélien : Porochenko. Le mélange des genres avec les Bandéristes à l'idéologie nazie et Israël surprend.  L'Allemagne vise ses anciens territoires du Reich dont Kaliningrad et ceux de Pologne. L'Autriche a ses anciens territoires en Ukraine.  Une entente doit être trouvée avec la puissance nucléaire russe qui montre aussi sa puissance militaire et stratégique au Proche Orient et en Syrie notamment. Une union se met donc en place pour briser la folie de l'OTAN et de l'ONU ? C'est aussi un mariage entre la Russie et la zone germanique qui n'est bien sûr pas du tout protégé d'un divorce surtout quand on voit le fort taux des divorces par an sur la zone allemande rien que chez les personnes privées...

Un jour historique

Ce voyage du président russe en Autriche et en Allemagne est en tout cas un jour historique qui scelle une nouvelle orientation officielle de l'Europe. Des pièces stratégiques sont sur le point d'être déplacées sur l'échiquier avec le président russe. La Syrie est sous la convoitise allemande mais israélienne aussi. Ce n'est pas un hasard si principalement des populations, des migrants, proviennent surtout de Syrie, d'Irak ou d'Afghanistan pendant que les populations d'Afrique noire sont dirigées en France, en Espagne. Karl Mahringer, expert devant les tribunaux allemands pour les migrants, explique que le pays exploite des Syriens, des Irakiens, des Afghans.

Un mariage très traditionnel. Karin Kneissl, ministre des Affaires étrangères, FPÖ, célèbre en présence du président russe et un Chœur des Cosaques du Don son mariage. Le mari de Kneissel, Strache vice-chancelier et d'autres personnalités apparaissent en tenues traditionnelles : Dirndl et Lederhose.

Olivier Renault

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