Dossier lobbyings ukrainiens, concussions entre l’Ukraine brune et le Sénat français

 
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30 июля
03:28

Dossier lobbyings ukrainiens, concussions entre l’Ukraine brune et le Sénat français

Une des raisons du soutien français inconditionnel à l’Ukraine brune de Porochenko réside dans le fait qu’il existe installé dans nos assemblées des lobbyings ukrainiens. Ces contacts sont assez anciens et ont été initiés à travers l’ambassade de France à Kiev avec les pouvoirs politiques des deux côtés. L’ambassade de France ne se cache pas de cette compromission avec un groupe d’amitié France-Ukraine dans le cœur du Sénat français. La nécessité de rester un minimum transparent a obligé le Ministère des Affaires étrangères à afficher les noms des membres, toutefois les fonctionnaires « débordés » n’ont pas eu la délicatesse de nous communiquer les noms des nouveaux membres, la dernière mise à jour date d’avant la Révolution du Maïdan. Il faut remarquer qu’il existe de multiples et nombreux groupes de ce genre dans les assemblées, le pendant russe existe également. Toutefois, si les visites des parlementaires français en Russie ou Crimée provoquent toujours une avalanche d’articles acides et fielleux, celles de leurs collègues en Ukraine font toujours le plein de papiers élogieux.

[caption id="attachment_60131" align="alignleft" width="191"]Hervé Maurey Hervé Maurey[/caption]

Cette vieille tradition parlementaire nous apparaît très malsaine pour la France. Elle transforme tous les élus du Peuple, de l’Assemblée nationale ou du Sénat en sorte d’ambassadeurs et électrons libres qui au gré de leurs fantaisies se baladent à travers le monde. Au gré des initiatives, condamnées comme une des dernières en Syrie, les parlements français sont donc traversés par des courants politiques étrangers qui peuvent influer et peser sur la politique française. Si ces relations pourraient nous apparaître normale au point de vue privé ou dans le cadre du Ministère des affaires étrangères, il est évident que ces groupes sont nuisibles à la France, tous sans exception. Le triste exemple donné par le président du groupe Amitié France-Ukraine qui fut à la rencontre (très amicale) d’un des massacreurs d’Odessa démontre bien les dérives que ces groupes peuvent engendrer. Nous connaissons bien le Sénateur UDI Hervé Maurey puisque nous avions à deux reprises écrit des articles sur son sujet. Nous nous proposons aujourd’hui de passer en revue les principaux personnages, avant de passer dans un second article à la Ve colonne ukrainienne qui parasite quant à elle l’Assemblée Nationale. Le 24 juillet sur son Twitter, il déclarait à propos du Sénateur Pozzo di Borgo : « J'ai honte pour le groupe UDI du Senat, pour le Sénat et pour la France.
Faut-il rappeler que la Crimée a été annexée par une invasion militaire russe ?
Faut-il rappeler les milliers de morts ukrainiens ? Comment peut-on cautionner cela ?
 ». Son Facebook en dit très long. Le président est donc Hervé Maurey, nous passerons sur le personnage mais vous pourrez le découvrir dans cette enquête.

[caption id="attachment_60132" align="alignright" width="190"]Patrice Gelard Patrice Gelard[/caption]

Le président d’Honneur est Patrice Gélard, né en 1938, pur produit de Sciences Politiques que je ne cesse depuis plusieurs années de dénoncer comme étant un nid très dangereux pour la République. Il passe ensuite par le milieu universitaire, miracle des cooptations et du népotisme flamboyant en France ! Il passera par la politique régionale, adjoint au maire, maire, conseiller général, vice-président de communauté d’agglomération, du groupe français de l’Union interparlementaire, membre de la Haute Cour de justice. Sa couleur politique ne varie pas, RPR puis UMP et Républicains, mais l’homme qui se dit spécialiste de l’URSS et de la Yakoutie, qui est présenté comme proche de la Russie ne va pas jusqu’à la constance puisqu’il mange à tous les râteliers en témoigne son amour immodéré des médailles : Légion d’Honneur, Ordre national du mérite, Commandeur des Palmes académiques, Docteur Honoris causa d’universités en Colombie et Brésil, médaille d’honneur d’une université en Allemagne, médaille d’Honneur de la Rada ukrainienne, Ordre ukrainien du mérite, ordre du 800e anniversaire de l’Etat mongol, Etoile Polaire mongole et ordre russe de l’amitié… sa passion de l’URSS devait surtout se focaliser sur les médailles !

[caption id="attachment_60134" align="alignleft" width="190"]Raymond Couderc Raymond Couderc[/caption]

Le Vice-président du groupe est Raymond Couderc du Parti des Républicains issu de l’enseignement universitaire, né en 1946 et entré en politique au début des années 80. Comme beaucoup c’est au niveau régional qu’il commence, d’abord à Béziers, puis dans le département de l’Hérault où il devient député pour le parti centriste de l’UDF en 1993. Il sera un sérieux cumulard, député, maire, conseiller régional, président de la communauté d’agglomération de Béziers… puis après avoir glissé à l’UMP en 2007, il est élu Sénateur, la consécration ultime, il doit cependant avec la loi de cumul des mandats de 2009 abandonner quelques sièges lucratifs. Sa carrière est sérieusement entachée par une condamnation à travers la ville de Béziers pour le harcèlement atroce ayant conduit au suicide d’un jardinier municipal qui avait supprimé sa femme et ses deux enfants avant de se donner la mort .

[caption id="attachment_60135" align="alignright" width="190"]Jean Desessard Jean Desessard[/caption]

Mais Dieu sait pourquoi d’autres vice-présidents existent comme Jean Desessard, né en 1952, membre d’EELV et des Verts depuis 1989 après être passé par les tremplins du Parti Radical de gauche et la Ligue communiste révolutionnaire (Trotskiste, ainsi que beaucoup d’autres, Jospin, Rebsamen etc.). Il sera le directeur de campagne d’un certain Daniel Cohn-Bendit en 1999, pédophile presque reconnu sur la place publique. Issu du milieu professionnel socioculturel et de l’enseignement (mathématiques) et après un parcours chaotique sentant bon lui aussi les cooptations, il peut s’asseoir dans un siège de sénateur en 2004 (cumulard) après avoir été de 1994 à 2000 un permanent du Mouvement national des chômeurs et précaires MNCP. Il serait bon de savoir la part des confortables revenus de Monsieur le Sénateur consacrée à l’aide désintéressée pour tous « ces malheureux » qu’il défendait… Depuis son élection, il n’aura été que transparent, dans les alcôves du Sénat, il est certainement bon de se reposer de tant d’efforts d’une vie bien remplie.

[caption id="attachment_60140" align="alignleft" width="190"]Thierry Foucaud Thierry Foucaud[/caption]

Ou encore Thierry Foucaud, Vice-président également, homme du peuple venu de l’industrie chimique, né en 1954 et engagé en politique au niveau local atteignant un poste de maire dès 1982, poste qu’il n’a jamais quitté depuis (cumulard), élu au poste de Sénateur pour la Seine-Maritime en 1998 et constamment réélu depuis, c’est un membre du Parti communiste, vice-président du groupe de même couleur depuis 2014.

Et Françoise Laborde, né en 1958, Vice-présidente, issue du milieu de l’enseignement,

[caption id="attachment_60136" align="alignright" width="190"]Françoise Laborde Françoise Laborde[/caption]

membre du Parti radical de gauche, elle entre en politique tardivement avec son élection comme sénatrice de la Haute-Garonne en 2008 (réélue), Membre de l’Observatoire de la laïcité depuis 2013 et Vice-présidente de la Délégation aux droits des Femmes du Sénat. Membre du groupe d’amitié France-Irlande puis France-Ukraine.

[caption id="attachment_60137" align="alignleft" width="190"]Jean-Yves Leconte Jean-Yves Leconte[/caption]

Et encore Jean-Yves Leconte, né en 1966, Vice-président (quelle histoire !), issu d’une grande école, celle de Centrale à Paris (ingénieur). Expatrié en Pologne à partir de 1991, chef d’entreprise, il fonde une succursale en Ukraine en 2000… Membre du Parti socialiste depuis 1986, élu au Conseil supérieur des Français de l’étranger en 1994, vice-président de l’Assemblée des Français de l’étranger en 2008, candidat malheureux au siège de sénateur la même année qu’il atteint finalement en 2011. Il fait partie d’une multitude de groupes d’amitiés du Sénat, Pologne, Ukraine, Russie, Balkans, Asie Centrale, Iran…

[caption id="attachment_60138" align="alignright" width="190"]Jean-Claude Lenoir Jean-Claude Lenoir[/caption]

Jean-Claude Lenoir, né en 1944, membre de l’UDF ayant glissé vers l’UMP et issu du milieu de l’enseignement. Entré en politique en 1970 comme assistant parlementaire, puis conseiller technique de plusieurs ministres dont Michel d’Ornano, René Monory et Alain Madelin entre 1974 et 1988, il devient un politicien professionnel. S’attaquant à la politique locale, il est élu conseiller municipal dès 1971, puis maire constamment réélu de 1989 à 2014 (cumulard), conseiller général en 1981, député de l’Orne de 1993 à nos jours. Il est nommé au poste de chargé de relations entre le parlement et la Direction générale d’EDF en 1988 spécialiste d’ailleurs des énergies et des problématiques liées. En 2013, il est épinglé par le journal Le Point de dîner de lobbyistes sur l’invitation du géant du tabac, la Bristish American Tobacco .

En septembre 2013, ce groupe se composait donc de 16 sénateurs, dont 7 à droite, un au centre et tous les autres à gauche. Equité donc au niveau politique. L’analyse des autres membres qui appartenaient à ce groupe montre que la grande majorité, si ce n’est pas l’écrasante majorité d’entre eux ne pratiquaient absolument pas la langue ukrainienne ou russe à de rares exceptions près. Il semble que pour grossir les rangs du groupe, de pâles figures aient été invitées à y entrer, soit qu’elles n’aient pas reçu d’autres invitation, soit qu’elles ne fissent pas alors partie d’autres groupes, soit pour quelque raison obscure de copinage. L’attention doit se porter sur les personnages présentés, les carrières sont aussi intéressantes. L’immense majorité d’entre eux, sauf trois ou quatre personnages qui viennent du peuple sont issus de milieux aisés, particulièrement d’anciens enseignants (secondaire ou université) ou étant passé par une grande école, ces derniers étant presque toujours en très bonne place au niveau des influences (réseaux et décorations) et des postes.

La conclusion générale à ce genre d’articles est un malaise certain au vu déjà de l’infiltration profonde d’autres lobbyings dans notre pays, de la présence nocive de l’Union européenne avec son lot de noyautages de la classe politique française, sans parler des espionnages à peine dénoncés du bout des lèvres de nos « amis américains ». C’était il n’y a pas si longtemps, sujet qui fut vite enterré sous le tapis. La France décidément est bien ficelée, il sera difficile de briser toutes ces chaînes.

Laurent Brayard

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